De l’agilité à l’entreprise infinie

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Tous les trente environ s’est imposée au CJD une réflexion sur l’avenir et l’évolution du monde entrepreneurial. Et ce qui nous a menés à remettre en question nos outils et notre conception de l’entreprise, c’est probablement l’évolution des clients. Clairement, le client d’aujourd’hui n’est pas celui de 1938, et pas non-plus celui de 1970. Pourtant, des entreprises continuent encore à envisager leur relation aux clients sur une vision qui n’a plus lieu d’être. C’est pourquoi qu’il nous faut adopter une nouvelle posture en tant que dirigeants pour faire changer notre entreprise et la rendre capable non-plus de satisfaire mais d’enchanter cette clientèle que l’on ne comprend parfois plus. Alors qui sont donc ces clients ? En 1938 à la création du Centre des Jeunes Patrons (ancêtre du CJD), les clients étaient des consomma-teurs. La fin de la seconde Guerre Mondiale annonçait la fameuse période des Trente Glorieuses, dans laquelle, si nous sommes schématiques, les entreprises trouvaient à peu près toujours preneurs pour leurs produits et leurs services. Il s’agissait plus pour les entreprises de parvenir à satisfaire la demande qu’à la susciter. Pour les dirigeants, l’organisation devait ré-pondre à une besoin de quantité plus que de qualité.

En 1968, le CJP change de nom et devient le CJD. D comme Dirigeants d’entreprise. Ce changement de nom n’est pas que symbolique, il correspond à une évolution significative du monde économique. Désormais, de plus en plus, le client n’est plus seulement consommateur mais devient citoyen. Il attache une importance plus grande au bien-être que procurent les produits et services des entreprises sur leur territoire et dans leur vie de tous les jours. Parce que ses besoins changent, l’entreprise doit se réorganiser pour proposer plus de qualité et parvenir ainsi à répondre à ses nouvelles attentes. C’est le début de la fin du taylorisme et l’apparition de la prise en compte de l’humain dans l’entreprise. Pour le CJD, c’est le début de l’entreprise citoyenne, et bientôt, en 1992, de la Performance globale. Le début du troisième millénaire marque une nouvelle ère pour le client. Celui-ci devient acteur à part entière et veut peser par ses choix de consommation sur le devenir de sa vie et de son territoire. La connexion croissante fait qu’il compare systématiquement, souvent à l’échelle planétaire, et choisit ainsi l’offre qui correspond autant à ses valeurs, ses convictions, qu’à ses besoins. C’est une révolution pour l’entreprise désormais obligée de s’organiser en fonction de ses clients afin de parvenir à les enchanter en leur proposant une valeur ajoutée toujours meilleure que celle de la concurrence. La visibilité n’existe plus ou presque, l’organisation doit répondre à l’immédiateté en mettant l’intelligence humaine au cœur d’une entreprise organisée en écosystème. C’est l’ère de l’entreprise infinie.

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